Sans titre

Le ciel s’était assombri depuis un moment déjà ; ce n’était pas la fin de la journée mais dans la rue un grondement de silence s’était répandu ; la pluie était apparue. Les gouttières ne vomissaient pas encore telles une fontaine ivrogne l’eau qui y passaient ; la pluie était fine et semblait ne s’être invitée que pour un moment, mais les rues avaient tiré leur révérence et c’en était fait.

Une serveuse un peu glauque était en train de finir par rapides bouffées sa cigarette qu’elle jeta le dos tourné devant l’entrée, déjà des pigeons s’étaient blottis les uns près des autres sous les toits dans l’appréhension du déluge ,une femme, qui n’avait pas de parapluie mais une veste beige, trottina quelques pas près de moi avant de comme s’arrêter pour marcher. L’eau sur le sol glissait et un long silence vogua vers une mer en fureur, la pluie martelant le sol.

On aurait dit que les portes du jour avaient été fermées ; mais ce n’était que la pluie, qui, seule et nonchalante s’était décidée à les fermer pour commencer à tomber comme des petites flèches autour de nous.

Un petit chien mouillé et tenu en laisse me regardait en se fondant à la couleur des murs. de chez lui un homme avait tiré le rideau pour regarder dehors avant de le refermer à tout jamais.

Bruno.

Cet article a été publié dans Saison 1 : 2015/16. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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