Sans eau de vie ni absinthe

J’avais rendez-vous à 14 heures rue des petits pavés pour récupérer ma montre que l’horloger après réparation devait me rendre. Les bras écartés une jeune écolière faisait des glissages sur les pavés à l’entrée de cette rue.

En arrivant devant l’enseigne je vis l’horloger qui derrière sa vitrine se tenait les mains sur les hanches pour s’étirer; il avait son monocle à loupe fixer sur l’œil droit et toujours cette même large chemise blanche où y passait de fines bretelles noires, je ne me fis aucun soucis sur la bonhomie du personnage et attendis en dehors du magasin un instant.

Dans la vitrine il y avait cette montre octogonale, originale, qui me plaisait; elle était faite en contre-plaqué or et les aiguilles dans leur course semblaient s’être endettés avec les secondes; Je ne sais pas si s’était la forme qui me plaisait ou le reste, enfin elle était là dans un coin endormie et vivante derrière cette vitrine.

A côté de l’enseigne du magasin il y avait une énorme gouttière qui partait des toits, elle était rouillée, craché de l’eau à n’en plus finir et une vilaine mousse épongée quelque peu toute cette eau qui en sortait; on aurait dit un vieux dragon. L’eau menaçait mes chaussures et il fallut que je rentre dans le magasin en enjambant la marche tout en ouvrant simultanément la porte en bois du magasin.

L’horloger m’attendit arriver à lui d’une manière impassible, puis, après un instant il rejoignit son arrière boutique en me laissant le magasin pour moi seul. Entre les montres il y avait en face de moi sur un mur un tableau qui aux premiers abords me plaisait; encadré dans un cadre aux courbures diverses qui tendait vers le plaqué or même si ce n’était surement que du cuivre, il y avait un gros nuage blanc entouré d’un ciel d’été. Ce nuage prenait presque tout le tableau et était de forme quelconque ; un beau blanc, où surement une nuance chromatique y avait été ajusté, superbe, j’adorais ce tableau. L’horloger au bout d’un moment sortit de son arrière boutique en me demandant de revenir demain car ma montre n’était pas prête. Il me dit une chose un peu spéciale alors que j’était entrain de sortir :

– A demain mon ami.

cela avec un ton proche du rationnel… ou non.

Bruno.

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