SEPARATION

Sortir de la ville, quitter la ville pour retrouver la source, le vacarme du vent dans les pierres et les ombres.

Minéral obsédant, sur les poutres, des hirondelles nichées dans leur  nid de boue disent leur surprise, par les yeux et le cou renversé atteindre le ciel absent, attentif au silence des pierres. Alors s’opère une affolante symbiose de nos vies. Bien être, mal être, distance et but à atteindre, espoir et lassitude, puis,  aller au bout de son grand corps, se l’approprier, sentir tout de l’intérieur, son sang, ses humeurs, le battement des artères et puis atteindre le sommet de l’être. Vie solitaire, cerveau unique, victorieux et singulier, voilà l’absence de pensée comme une suspension inavouée, une séparation nécessaire dans l’élément surchauffé, en vainqueur.

Rosy

Cet article a été publié dans En vrac (avant sept. 2015). Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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