Prélude aux conditions de vente de ma personne à Monsieur

« Je vous avouerai que je ne saurais dire pourquoi j’ai accepté, pour finir, de me vendre à Monsieur. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça ! C’est ainsi, je n’y comprends rien. Mais l‘heure n’étant pas à des développements d’ordre intime, je me garderai d’étaler devant vous mes états d’âme. Il faut après tout savoir prendre ses décisions avec célérité et sans cultiver le doute ou le regret. J’ai fixé un prix à ma vente, vous le savez, toute la fortune de votre client, comme on répond à une provocation par un coup de bluff. Sur cette clause-là du contrat, il n’y aura pas à revenir. C’est donc sur les conditions générales qu’il faudra apporter des avenants, et, sans doute, prévoir de longues discussions. Mon idée première – elle est susceptible d’évoluer, même si je la trouve raisonnable – consisterait à me vendre en viager. Une sorte de double viager. Autrement dit, fixer un bouquet, puis des mensualités qui courront jusqu’à ce que mort s’ensuive. Soyons clair, comme je suis beaucoup plus jeune que Monsieur, il risque de mourir avant moi. Ce qui implique un testament de sa part en ma seule faveur. L’intégralité des biens de Monsieur devra me revenir à son décès, sous forme de rente.

Dans l’hypothèse où je mourrais avant Monsieur, car tous les cas de figure doivent être envisagés, le paiement de la rente se fera au bénéfice de mon épouse, selon des conditions auxquelles il faudra évidemment consacrer quelque alinéa. Si elle devait décéder en même temps que moi, ce qui est toujours envisageable, en cas de mort accidentelle par exemple, la rente se trouverait alors, selon le respect des lois sur l’héritage, reportée vers nos enfants. Il me semble que cet aspect du marché ne devrait faire l’objet d’aucune discussion. La logique et la loi font souvent bon ménage. J’ai pensé à tout et très bien envisagé les conditions générales de la vente en matière de prix et de règlement financier. Cela nous fera gagner un temps précieux.

Concernant les biens immobiliers de Monsieur, il en gardera l’usufruit tout le temps de notre accord. Je ne tiens pas à déménager de mon vivant. Dans le cas d’un décès, qui finira bien par survenir, de Monsieur, ses biens immobiliers me reviendront alors.

Pour ce qui est maintenant de la propriété dont Monsieur va avoir la jouissance, comme il l’a affirmé le jour de la proposition d’achat, de façon un peu péremptoire, mais peu importe, il fait l’acquisition « du corps, de l’âme et de l’esprit, et même de mon accent slave » – bien que n’ayant pas d’origines slaves, Monsieur a entendu cela dans mon accent, et s’il en a parlé, c’est que cela compte pour lui, nous ne nous préoccuperons donc pas plus que cela de la réalité de cette caractéristique attribuée par Monsieur au bien dont il veut faire l’acquisition.

C’est sur ce point précis de la propriété de Monsieur que je proposerai de nombreux avenants au contrat. Il ne peut être question par exemple que Monsieur dispose de ma personne selon son seul bon vouloir, en faisant de moi son esclave ou son domestique – ce que j’ai déjà laissé entendre à Monsieur lors de nos discussions préliminaires, même si le débat n’en était pas au stade où il va s’engager désormais. S’il compte, ce qui n’a rien d’anormal ou d’immoral en soi, utiliser certaines de mes nombreuses compétences à son profit, et sa propriété doit pouvoir en toute bonne raison le lui laisser espérer, il sera dans son droit, mais à la condition sine qua non de respecter une convention qui aura été au préalable discutée et rédigée par les deux parties. Il s’agit là pour moi de grands principes humanistes et philosophiques qui touchent aux valeurs de liberté, de Droits inaliénables de l’Homme et de respect de la vie privée. Monsieur ne fera pas l’économie de ces considérations que nous devrons coucher sur le papier légal afin de donner un cadre rigoureux à sa prise de propriété.

Concernant la partie physique de cette propriété dont Monsieur souhaite faire l’acquisition, soit mon corps, il en sera en effet propriétaire dès la vente réalisée, mais il ne pourra en aucun cas, prévention sans doute superflue étant donné le grand âge de Monsieur, mais rien ne doit être laissé au hasard dans ce type d’anticipation, l’utiliser à des fins sexuelles ou pour satisfaire certaines présupposées pulsions sadiques, ni même en faire mention dans l’expression de certains souhaits quant à l’usage qu’il pourrait souhaiter avoir de cette partie physique de sa nouvelle propriété. Deux précautions valent mieux qu’une. L’intégrité physique de la propriété de Monsieur ne devra en aucun cas être mise à mal. Dit ainsi, cela peut sembler aller de soi et ne pas mériter qu’on s’attarde sur le sujet. Mais j’ai la conviction que cette partie du contrat nous demandera des efforts certains et nous coûtera un temps considérable dans la rédaction des articles de cette partie. Cela signifie également, car le contrat devra tout prévoir pour ne pas être pris à défaut, que je ne pourrai me soustraire physiquement à une utilisation quotidienne par Monsieur de sa propriété. Par conséquent, le cadre des visites de Monsieur et de nos rencontres, où que ce soit, devra être prévu avec rigueur, dans les limites raisonnables fixées par une convention de libre utilisation de ma personne par Monsieur que nous rédigerons ensemble et signerons une fois ce cadre strictement défini et accepté par les deux parties. D’un point de vue légal, le temps hebdomadaire de jouissance physique de sa propriété par Monsieur ne devra pas, il me semble, excéder l’horaire de travail de n’importe quel employé, soit quarante heures, et le droit au repos hebdomadaire de la propriété de Monsieur sera établi en fonction de la norme actuelle en matière de travail. Autrement dit, les week-ends de deux jours me seront accordés et le seul droit de Monsieur à jouir de ma personne le samedi et dimanche se limitera strictement à une ou deux heures maximum de rencontre, horaire restant à négocier entre les deux parties afin de trouver un accord indiscutable. Cette propriété corporelle m’imposera de me tenir à disposition de Monsieur en vivant obligatoirement dans un espace géographique qui soit également le sien, ville ou département, cela reste à définir entre les deux parties, à une distance maximale que nous fixerons d’un commun accord.

Enfin, en cas de décès de ma personne avant Monsieur, il va de soi que mon enveloppe corporelle restera la propriété de Monsieur. Il pourra donc en disposer librement et je n’aurai en aucun cas le droit d’exprimer quelque dernière volonté que ce soit. Cela signifie que je céderai à la vente tous mes droits sur ma personne physique au décès à Monsieur. Il disposera donc de mon cadavre comme bon lui semblera, dans les limites communes de la morale en matière d’utilisation d’un corps mort, ce qui devra être stipulé dans le contrat de vente, afin, n’en déplaise à Monsieur si ce soupçon lui fait offense, d’éviter toute dérive de type thanatophile ou tout autre écart par rapport à la conduite à tenir en matière de propriété d’un corps sans vie. Cela signifie également, car le contrat devra tout prévoir pour ne pas être pris à défaut, que je ne pourrai me soustraire physiquement à une utilisation quotidienne par Monsieur de sa propriété. Par conséquent, le cadre des visites de Monsieur et de nos rencontres, où que ce soit, devra être prévu avec précision, dans les limites raisonnables fixées par une convention de libre utilisation de ma personne par Monsieur, sans préjudice quant à mon intégrité physique et morale, que nous rédigerons ensemble et signerons une fois ce cadre strictement défini et accepté de bonne foi par les deux parties. D’un point de vue légal, le temps hebdomadaire de jouissance physique de sa propriété par Monsieur ne devra pas, il me semble, excéder l’horaire de travail de n’importe quel employé, soit quarante heures, et le droit au repos hebdomadaire de la propriété de Monsieur sera établi en fonction de la norme actuelle en matière de droit du travail. Autrement dit, les week-ends de deux jours me seront accordés de fait et le seul droit de Monsieur à jouir de ma personne le samedi et dimanche se limitera rigoureusement à une ou deux heures maximum de rencontre, horaire restant à négocier entre les deux parties afin de trouver un accord indiscutable. Comme vous ne manquerez pas de le comprendre au cours de nos réunions de travail, la concession fait partie de mon approche, dans le but d’anticiper toute évolution envisageable du contrat et afin d’éviter les préjudices inhérents à un engagement mutuel par trop ambigu. Cette propriété corporelle m’imposera enfin de me tenir à disposition de Monsieur en vivant obligatoirement dans un espace géographique qui soit également le sien, ville ou département, cela reste à définir entre les deux parties, à une distance maximale que nous fixerons d’un commun accord.

Concernant la partie spirituelle de la propriété de Monsieur, il en disposera évidemment dès lors qu’il se gardera de l’intention de la dévoyer ou de lui faire quelque tort que ce soit, précaution sans doute superflue, mais qui devra absolument figurer noir sur blanc dans l’un des articles du contrat fixant le cadre de cette jouissance spirituelle. La légèreté et la subtilité de mon esprit, qui n’ont pu que séduire l’acheteur, ne pourront en aucun cas être mises à mal par l’épaisseur de l’esprit de Monsieur, que je n’ai pas manqué de relever à l’occasion de nos dernières rencontres, pas plus que par les traits de caractère négatifs de Monsieur, dont l’autoritarisme et une certaine forme de violence verbale, relative mais réelle, me semblent être la dominante. Il ne faut voir dans mon propos aucune forme de malveillance à l’égard de Monsieur, ni le moindre jugement de valeur, mais le résultat d’une analyse de caractère et l’expression d’une intuition dont je puis dire qu’en matière de relations humaines et de psychologie elle n’a sans doute et sans prétention aucune jamais été mise en défaut.

Il ressort de cette réflexion sur les conditions d’un contrat entre Monsieur et moi, qu’il faudra rédiger ensuite en termes juridiques et sous formes d’articles fixant le cadre strict de la vente, à la propriété de ma personne par Monsieur et à la jouissance, tant physique que spirituelle, de sa propriété, que ce contrat devra prévoir avec le plus de précision possible les situations concrètes que la transaction ne manquera pas de provoquer afin d’en éviter, autant que faire se peut, les conséquences néfastes ou nuisibles pour l’une ou l’autre des deux parties. Qu’en pensez-vous, cher ami ? »
En la circonstance, mon cher ami semblait démuni et il avoua en toute bonne foi que j’avais déjà prévu les grandes lignes de l’écrit juridique auquel nous allions devoir nous atteler et qu’il se réservait toutefois la possibilité de rendre compte à Monsieur de notre fructueux entretien de ce jour avant que de donner une réponse plus précise à ma question. Il ajouta pourtant que, pour sa part, il avait été impressionné par la rigueur de ma démonstration. Le travail s’engageait au mieux.

J’ai accepté, pour finir, de me vendre à Monsieur. Je ne sais pas pourquoi. J’ai fixé un prix, toute sa fortune, comme on répond à une provocation par un coup de bluff. Sur cette clause-là du contrat, il n’y aura pas à revenir. C’est donc sur les conditions générales qu’il faudra apporter des avenants. Mon idée première consiste à me vendre en viager. Une sorte de double viager. Autrement dit, fixer un bouquet, puis des mensualités. Jusqu’à ce que mort s’ensuive. Comme je suis beaucoup plus jeune que Monsieur, il risque fort de mourir avant moi. Ce qui implique un testament en ma seule faveur. L’intégralité des biens de Monsieur devra me revenir à son décès, sous forme de rente, toujours. Dans l’hypothèse où je mourrais avant Monsieur, le paiement de la rente se fera au bénéfice de mon épouse, selon des conditions auxquelles il faudra évidemment consacrer quelque alinéa. Si elle devait décéder en même temps que moi, ce qui est toujours envisageable, en cas de mort accidentelle par exemple, la rente serait alors reportée vers nos enfants. Il me semble que j’ai pensé à tout et très bien envisagé les conditions générales de la vente en matière de prix et de règlement financier.

Concernant les biens immobiliers de Monsieur, il en gardera l’usufruit tout le temps de notre accord. Je ne tiens pas à déménager de mon vivant. Dans le cas d’un décès, qui finira bien par survenir, de Monsieur, ses biens immobiliers me reviendront alors.

Maintenant, pour ce qui est de la propriété dont Monsieur va avoir la jouissance, comme il l’a affirmé le jour de proposition d’achat, de façon un peu péremptoire, mais peu importe, il fait l’acquisition « du corps, de l’âme et de l’esprit, et même de mon accent slave » – bien que n’ayant pas d’origines slaves, Monsieur a entendu cela dans mon accent, et s’il en a parlé, c’est que cela compte pour lui, nous ne nous préoccuperons donc pas plus que cela de la réalité de cette caractéristique attribuée par Monsieur au bien dont il veut faire l’acquisition.

C’est sur ce point précis de la propriété de Monsieur que je proposerai de nombreux avenants au contrat. Il ne peut être question que Monsieur dispose de ma personne selon son seul bon vouloir, en faisant par exemple de moi son esclave ou son domestique – je l’ai déjà laissé entendre à Monsieur lors de nos discussions préliminaires. S’il compte, et ça n’a rien d’anormal ou d’immoral en soi, utiliser certaines de mes nombreuses compétences à son profit, sa propriété doit pouvoir le lui laisser espérer, il sera dans son droit, mais à la condition sine qua non de respecter une convention qui aura été au préalable discutée et rédigée par les deux parties.

Concernant la partie physique de la propriété dont Monsieur souhaite faire l’acquisition, soit mon corps, il en sera propriétaire dès la vente réalisée, mais il ne pourra en aucun cas, prévention sans doute superflue étant donné le grand âge de Monsieur, mais rien ne doit être laissé au hasard dans ce type d’anticipation, l’utiliser à des fins sexuelles ou pour satisfaire certaines pulsions sadiques, ni même en faire mention dans l’expression de certains souhaits quant à l’usage qu’il pourrait souhaiter avoir de cette partie physique de sa nouvelle propriété. Deux précautions valent mieux qu’une. L’intégrité physique de la propriété de Monsieur ne devra en aucun cas être mise à mal.

Cela signifie également, car le contrat devra tout prévoir pour ne pas être pris à défaut, que je ne pourrai me soustraire physiquement à une utilisation quotidienne par Monsieur de sa propriété. Par conséquent, le cadre des visites de Monsieur et de nos rencontres, où que ce soit, devra être prévu avec rigueur, dans les limites raisonnables fixées par une convention de libre utilisation de ma personne par Monsieur que nous rédigerons ensemble et signerons une fois ce cadre strictement défini et accepté par les deux parties. D’un point de vue légal, le temps hebdomadaire de jouissance physique de sa propriété par Monsieur ne devra pas, il me semble, excéder l’horaire de travail de n’importe quel employé, soit quarante heures, et le droit au repos hebdomadaire de la propriété de Monsieur sera établi en fonction de la norme actuelle en matière de travail. Autrement dit, les week-ends de deux jours me seront accordés et le seul droit de Monsieur à jouir de ma personne le samedi et dimanche se limitera strictement à une ou deux heures maximum de rencontre, horaire restant à négocier entre les deux parties afin de trouver un accord indiscutable. Cette propriété corporelle m’imposera de me tenir à disposition de Monsieur en vivant obligatoirement dans un espace géographique qui soit également le sien, ville ou département, cela reste à définir entre les deux parties, à une distance maximale que nous fixerons d’un commun accord.

Enfin, en cas de décès de ma personne avant Monsieur, il va de soi que mon enveloppe corporelle restera la propriété de Monsieur. Il pourra donc en disposer librement et je n’aurai en aucun cas le droit d’exprimer quelque dernière volonté que ce soit. Cela signifie que je céderai à la vente tous mes droits sur ma personne physique au décès à Monsieur. Il disposera donc de mon cadavre comme bon lui semblera, dans les limites communes de la morale en matière d’utilisation d’un corps mort, ce qui devra être stipulé dans le contrat de vente, afin, n’en déplaise à Monsieur si ce soupçon lui fait offense, d’éviter toute dérive de type thanatophile ou tout autre écart par rapport à la conduite à tenir en matière de propriété d’un corps mort.

Concernant la partie spirituelle de la propriété de Monsieur, il en disposera évidemment dès lors qu’il se gardera de l’intention de la dévoyer ou de lui faire quelque tort que ce soit, précaution sans doute superflue, mais qui devra absolument figurer noir sur blanc dans l’un des articles du contrat fixant le cadre de cette jouissance spirituelle. La légèreté et la subtilité de mon esprit, qui n’ont pu que séduire l’acheteur, ne pourront en aucun cas être mises à mal par l’épaisseur de l’esprit de Monsieur, que je n’ai pas manqué de relever à l’occasion de nos dernières rencontres, pas plus que par les traits de caractère négatifs de Monsieur, dont l’autoritarisme et une certaine forme de violence verbale, relative mais réelle, me semblent être la dominante.

Il ressort de cette réflexion sur les conditions d’un contrat entre Monsieur et moi, qu’il faudra rédiger ensuite en termes juridiques et sous formes d’articles fixant un cadre strict à la vente, à la propriété de ma personne par Monsieur et à la jouissance, tant physique que spirituelle, de sa propriété, que ce contrat devra prévoir avec le plus de précision possible les situations concrètes que la transaction ne manquera pas de provoquer afin d’en éviter, autant que faire se peut, les conséquences néfastes ou nuisibles pour l’une ou l’autre des deux parties.

E.B.

Cet article a été publié dans Saison 2 : 2016/17. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour Prélude aux conditions de vente de ma personne à Monsieur

  1. Je suis très enthousiaste Eric; ce texte transpire d’humour et d’intelligence, peut-être un poil trop court, de toute façon c’est une vraie réussite: un beau fleuron pour le blog.

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  2. atelierjpm dit :

    Merci ! Il va falloir en effet que j’en ajoute un peu, mais je sais pas encore bien quoi… Je travaille depuis quelque temps déjà sur cette idée de vente à Monsieur, il y a donc une dizaine de pages qui précèdent ce texte. La proposition m’a offert la possibilité d’ouvrir vers la rédaction d’un contrat. Ce qui offre une perspective de suites, avec la rédaction négociée, article par article, dudit contrat. On verra si ça peut tenir la distance…

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    • heureux d’apprendre qu’il existe encore du texte en avant de celui-ci, mais pas certain que la rédaction d’un vrai contrat article par article puisse tenir le coup alors que la forme que tu as adoptée ici permet au lecteur de découvrir, ligne après ligne; entre effarement et jubilation: « l’étendue des dégâts »; effet qui serait probablement annulé au bout de la troisième ligne du contrat car on verrait tout de suite de quoi il retourne (ceci est une hypothèse, reste à la vérifier)
      Encore bravo et vivement la suite.

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