La page qui se tourne…

La page qui se tourne tombe de la crête d’une minute où le surfer finit de jouer avec la mer. L’horizon fait alors la planche, surligne de son trait la fin du ressac, unit le jour à la nuit qui de toute manière le prend. A la fin le livre se referme, écrase entre deux pages un cabotage qui le coule, où se lit la matité d’un rendez-vous échoué quelque part autour de la baie. _Un espoir aurait pu naître de la mer hauturière, de la fuite loin des rivages hostiles, si le dernier horizon à l’est ne s’était ensablé dans la lagune.

l'intégralité du monde

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Cet article a été publié dans 24. Microgrammes, la description intégrale du monde (20 avr. 2017), Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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